"Taxer les transactions financières pour un monde plus juste : ici et maintenant". C’était le thème d’une conférence organisée le 14 septembre au siège de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), à Paris. Les discussions se sont appuyées sur une étude réalisée par UNITAID, un laboratoire de financement innovant. Son rôle : étendre l'accès aux traitements pour le VIH/Sida, le paludisme et la tuberculose. Et ce, en facilitant l’achat de médicaments. Cet organisme est largement financé par un impôt de solidarité internationale sur les billets d'avion. Initiative couronnée de succès.
Elle a suscité un consensus politique dans un nombre croissant de pays, dont la France, en faveur d'une taxe sur les transactions financières. A terme, la "TTF" permettrait de mobiliser des fonds destinés au développement. Pour l’heure, elle bénéficie également du soutien de l’ONU qui entend donner une traduction concrète à cet élan politique dès la fin de l’année. Prochain rendez-vous crucial : le sommet du G20 prévu dans la ville de Cannes les 3 et 4 novembre. En attendant, Guillaume Gomis s’est rendu à cette rencontre pour Radio Solidaire. Reportage…
Cette conférence de grande ampleur a attiré de nombreux intervenants. En tête : Philippe Douste-Blazy, secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les financements innovants, président du Conseil d'administration d'UNITAID et de la Fondation du Millénaire. L’ancien ministre des Affaires étrangères et de la Santé nous dévoile les enjeux essentiels de la réunion.
| Télécharger (1'52") |
Parmi la dizaine d’ONG à l’initiative de la rencontre : AIDES. Antoine Henry est responsable communication et médias de l’association de lutte contre le sida. Interrogé à l’issue de la première table ronde matinale consacrée à la "faisabilité et l’innocuité" de la taxe sur les transactions financières, il nous décrypte le contenu des échanges... complexes et techniques.
| Télécharger (4'29") |
Autre association engagée dans la démarche : OXFAM France. Son directeur général, Luc Lamprière, explique pourquoi la "TTF" est une mesure primordiale et applicable sans délai.
| Télécharger (3'03") |
L’auditoire a pu également écouter le discours d’Arielle de Rothschild, associée-gérante de Rothschild & Cie et présidente de l’association CARE France. Petit résumé… en aparté.![]()
| Télécharger (2'16") |
Plusieurs personnalités politiques de premier plan ont répondu à l’invitation des ONG. C’est le cas de Nathalie Kosciusko-Morizet. La ministre de l'Ecologie et du Développement durable, des Transports et du Logement se dit très déterminée à mettre en œuvre la "TTF".
| Télécharger (1'00") |
Son homologue à la Coopération a aussi fait le déplacement. Henri de Raincourt était chargé de clore les débats. L’ex-sénateur revient sur les principaux points qu’il a souhaité aborder…
| Télécharger (4'16") |
De son côté, Jean-Louis Borloo a effectué un passage éclair à la conférence. Le temps de prononcer quelques mots. Selon le député du Nord et président du Parti Radical, la "TTF" ne sera pas éclipsée par la grave crise financière lors du prochain sommet du G20. Arguments.
| Télécharger (0'37") |
A l’autre bord de l’échiquier politique, Pierre-Alain Muet a défendu la position officielle du Parti Socialiste. Rencontré au terme de la seconde table ronde axée sur "l’investissement et la rentabilité du produit de la TTF", le député du Rhône, proche de Martine Aubry, a tenu à apporter son soutien « indéfectible » à cette taxe. A tout juste un mois des primaires au PS…
| Télécharger (4'58") |
Pour en savoir plus sur les discussions du 14 septembre, cliquez ici
Ecouter le reportage "Taxer la finance pour un monde plus juste : AIDES, Oxfam et Attac lancent la campagne Robin des Bois"
| < Précédent | Suivant > |
|---|








